Après la mort

À la question la plus angoissante et la plus universelle qui soit voici une communication reçue dans un groupe spirite de paris. Elle sera, nous le pensons,  plus éloquente qu'un long discours.

 

Je remercie notre père dont la bonté m'a permis ce soir de me communiquer à vous. Tout récemment, je vous avais dit que j'ai ignoré la peur et que j'ai toujours méprisé ce sentiment. À ce moment, je ne m'étais pas encore "reconnu ", et je ne me rendais pas compte que je n'appartenais plus au monde matériel; je vous affirmais donc que je n'avais jamais connu l'effroi et que la mort même ne m'intimidais pas. À cet instant, j'aperçu devant moi un cadavre enseveli dans un cercueil, et j'eus la surprise de reconnaître que c'était le mien. Je ne comprenais plus rien des souvenirs nombreux et des questions se pressaient dans mon esprit.

 

Je le demandais pourquoi je pouvais apercevoir mon cadavre et avoir en même temps la possibilité de parler.

Autre surprise, au fur et à mesure que je posais ces questions, une voix mystérieuse me donnait les réponses. Chose extraordinaire, j'entendais parfaitement cette voix, mais je ne voyais pas l'être qui parlait. Cependant, ce fait ne m'effraya pas, pas plus d'ailleurs que ne m'avait touché la vue de mon corps.

 

À la première question que je m'étais posée : "comment se fait-il que je sois devant mon cadavre et que j'aie encore la possibilité de parler? " pour réponse, des choses me furent expliquées à l'aide de comparaisons, voici un résumé de cette réponse : le corps et une matière périssable dans laquelle l'âme vient s'incarner pour accomplir sur cette planète une certaine mission. Celle-ci terminée, l'âme reprend sa liberté, laissant sur terre le corps sans vie qui ne tardera pas à disparaître. Elle reviendra plus tard se réincarner à plusieurs reprises et autant de fois qu'il le faudra pour effectuer divers travaux qui lui permettront de se racheter des erreurs passées et de se développer moralement.

Je répondis alors : "si nous avons une mission à remplir, pourquoi l'ignorons nous? Et si nous avons une dette ancienne à éteindre pour quelle raison ne nous en souvenons-nous pas? Comment se fait-il que nous ne souvenions pas de nos existences passées? "

Cela nous faciliterait, semble -t-il, le bon accomplissement du travail prévu et nous éviterait de retomber dans les erreurs anciennes. La réponse ne se fit pas attendre, la voix mystérieuse reprit : il ne s'agit pas seulement de reconnaître ses dettes, il faut les acquitter et pour cela, il ne suffit pas de faire des promesses que l'on oublie bien vite, il faut des actes. Ces actes, pour avoir une valeur véritable, ne doivent pas être imposés, mais librement consentis par l'intéressé et accomplis de bon gré, sans aucune contrainte, faute de quoi, il n'y aurait nul mérite à les exécuter.

De plus, la progression dans l'amélioration morale, qui est en somme le but que chaque esprit se propose d'atteindre, n'avancerait pas sensiblement si la volonté propre de chaque individu était annihilée. Voila pourquoi dieu permet a toutes les âmes de revenir sur terre et leur laisse la latitude de faire jouer leur libre arbitre afin que chacune agisse selon sa volonté et paie comme elle l'entend, la dette contractée.

 

La première période du cycle de la réincarnation consiste donc, pour l'âme, à prévoir un plan qui servira de marche à suivre. Pour ce faire, tous les éléments nécessaires sont donnés à l'âme en question afin de lui permettre de peser le pour et le contre et décider en toute connaissance de cause et en pleine liberté.

 

La deuxième période est celle de l'action. L'esprit ayant pris la forme humaine doit alors exécuter les actes qu'il a promis de faire. C'est à ce moment qu'on voit s'il est réfractaire ou non, si son niveau moral est reste stationnaire et s'il a réussi ou non à s'affranchir complètement des imperfections dont il voulait se débarrasser.

 

À la troisième période, l'âme, après avoir quitté sa dépouille matérielle, continue sa tâche dans l'espace, guidée par sa conscience, grâce à laquelle elle s'améliora sans cesse… Voilà ce que me dit la voix. Ces paroles me plongèrent dans une grande perplexité, une foule de réflexions se formait en moi; je faisais le rapprochement entre ce que je venais d'apprendre et les faits de ma vie.

Ainsi, moi que rien n'impressionne, qui n'ai pas ressenti la moindre émotion à la vue de mon cadavre, moi qui, au cours de mon existence ai assiste à des accidents affreux, qui ai vu des choses horribles auxquelles je suis toujours demeure indifférent; comment se fait-il que je frémisse au seul souvenir d'un fait abominable qui m'est survenu dans ma carrière?

Quelle horreur! je voudrais ne plus m'en souvenir mais cela est impossible.

Un homme que je savais innocent avait été pris et condamne par la justice.

Il devait périr et payer ainsi pour le véritable coupable. Et moi qui, en toute conscience, connaissais la vérité, je me suis tu, parce que je savais qu'à la moindre parole imprudente, j'aurais été supprime, le malheureux condamne fut exécuté et depuis, je n'ai cesse d'être en proie au remords. J'aurais dû crier la vérité. J'aurais dû disculper l'innocent et dire : "le coupable le voilà ". Mais je n'en ai pas eu le courage. l'énergie me manqua pour agir et accomplir mon devoir.

Eh bien! Mes chers frères, je revois tout cela comme en un miroir, je vois les causes qui ont motivé ces événements et je commence aujourd'hui à comprendre la corrélation qui existe entre ces faits et la mission que j'avais à accomplir.

Je comprends également pourquoi je peux encore, bien que mon corps matériel soit anéanti, penser et poursuivre ma tâche comme autrefois.

Je conçois maintenant que le corps n'est rien et que seul l'esprit, impalpable, possède la volonté, la conscience des actes et le jugement.

L'esprit encore imparfait, alourdi par la matière, à pour celle-ci une affinité néfaste à sa propre évolution.

Heureusement, il est guide dans ses actes par des révélations qui lui montrent le bien et le mal.

Ces révélations lui sont faites par une voix intime, celle de la conscience.

L'esprit entend bien cette voix, mais quelquefois pour satisfaire son orgueil ou son ressentiment ou bien pour une question d'intérêt matériel, il ferme l'oreille et agit selon sa volonté, mais alors il sent qu'il fait mal, et on ne peut pas ne pas en accepter la responsabilité, sous prétexte d'ignorance, puisqu'il a repoussé l'avertissement de sa conscience. C'est le cas qui s'est produit pour moi.

je n'ai pas voulu  écouter la voix de ma conscience qui me disait de  sauver un innocent. J'ai eu peur, j'ai manqué de confiance, et j'ai par ma faute, laissé ce pauvre être subir un châtiment immérité.

Combien je regrette le fait d'avoir rejeté le conseil de ma conscience!

J'en ai souffert, jusqu'au jour où j'ai laissé l'existence. Je remercie notre père de m'avoir fait connaître ces choses et de m'avoir montré ce qu'est la vie réelle, celle de la spiritualité.

 

 

 

 

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